30th mars 2008

Keith Haring

Keith Haring
Exposition événement
22 février - 29 juin 2008 au Musée d’art contemporain de Lyon
Keith Haring
Reconnu comme l’un des grands artistes des années 80, Keith Haring est avant tout une personnalité emblématique de l’histoire de son époque, reliant en permanence le milieu artistique au monde de la rue et au public le plus large et le plus diversifié.
Keith Haring, peintre américain né en 1958 (il aurait eu 50 ans en 2008) a débuté par des études de graphisme publicitaire. Commençant par dessiner sur les murs du métro, il expose finalement dans plusieurs galeries new-yorkaises prestigieuses, notamment chez Tony Shafrazi et Léo Castelli. A partir de 1984, il développe une symbolique colorée, liée au monde des médias et se distingue en créant une iconographie unique, aux formes synthétisées soulignées de noir. Outre son style graphique facilement identifiable, son immense popularité s’explique par sa prédilection pour des supports hors normes accessibles à tous : le métro, les murs de la ville, les réverbères, jusqu’aux produits dérivés qu’il commercialise lui-même.

L’exposition :
Du 22 février au 29 juin 2008, le Musée d’art contemporain de Lyon présente l’une des plus importantes expositions jamais organisées en France en hommage à Keith Haring, artiste emblématique de la scène new-yorkaise des années 80. Il aurait eu 50 ans en 2008.

Cette exposition exceptionnelle a été confiée au commissaire italien Gianni Mercurio et est réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Keith Haring de New York. Elle présente un ensemble sans précédent d’oeuvres issues des plus importantes collections américaines
et européennes, publiques et privées.
Cette rétrospective se décline délibérément selon un parcours qui fait fi de la chronologie. La courte carrière de l’artiste, qui se déploie sur une seule décennie de 1980 à 1990, est appréhendée dans son ensemble.
A l’instar de Keith Haring, emplissant la toile, s’immisçant dans les endroits les plus insolites, allant jusqu’à recouvrir les objets ou les corps, l’exposition envahit le musée, prend possession des lieux, immergeant le visiteur dansl’univers coloré, dynamique et foisonnant de l’artiste.
Elle développe largement la pratique picturale de Keith Haring avec ses incontournables peintures sur bâches vinyles ou goudronnées ou encore ses monumentales peintures (dont l’immense toile réalisée en 1987 pour le Casino de Knokke-le-Zoute).
Mais elle propose surtout au visiteur de découvrir l’extraordinaire diversité de supports et de techniques utilisés sans retenue par l’artiste. Peinture vinylique, acrylique, émaillée, craie, encre, feutre, sur toile, métal, papier, bois… et même sur le corps humain (dont celui de Grace Jones en 1985).
Un vaste ensemble d’une centaine de dessins permet de découvrir la diversité de son univers graphique au style direct, qui exprime sincérité et passion à travers la ligne continue et maîtrisée. On y reconnaît l’influence d’un art ancien et classique, aussi bien que celle des cultures africaine, asiatique et sud-américaine.
Le principe de déambulation retenu dans l’exposition met en lumière l’esprit ouvert et cultivé de Keith Haring qui transparaît dans ses oeuvres formellement diverses, nourries de ses rencontres, ses lectures et des lieux découverts au hasard de ses voyages. Que ce soit sur des formats plutôt classiques (toiles, papier, métal…) ou sur des supports plus inattendus comme la BMW présentée également dans l’exposition (”Original Keith Haring Object Z1″, 1990) apparaît alors, par delà l’apparente gaieté des images, son intérêt pour les problématiques de son époque : sida, drogue, pouvoir de l’argent… Pour Keith Haring, l’art est au coeur de la vie quotidienne.
D’ailleurs, les moments de remise en question et de révolte sont aussi présents : les visions apocalyptiques et les créatures monstrueuses contenues dans son oeuvre transcrivent les fléaux d’aujourd’hui, comme la menace nucléaire ou les conséquences du virus du sida, et donnent un caractère encore plus intense à son iconographie très personnelle.
Inconnue du grand public, la série de peintures sur palissade est un moment fort de l’exposition : tout comme ses dessins dans le métro, les “Subway
Drawings” présentés dans l’exposition (dont certains en photo car malheureusement détruits), cet ensemble exceptionnel, réalisé à même une palissade de chantier à New York, montre l’incroyable besoin qu’avait l’artiste d’envahir l’espace urbain, en s’affranchissant du milieu culturel comme du marché de l’art.
Dans la même veine et spécialement réinstallé pour l’exposition, son étonnant “Pop Shop Tokyo” (1985) illustre sa volonté de mettre l’art à la portée de tous et nous plonge du sol au plafond dans cette incroyable boutique qui permettait de diffuser son oeuvre directement au
grand public.
Pour compléter ce foisonnant ensemble auquel il convient d’ajouter les grandes sculptures monumentales, des projections et une série exceptionnelle de photographies éclairent le contexte de production de l’oeuvre de Keith Haring.
Une vidéo, intitulée “Haring ALL OVER”, clôt l’exposition.
Le film, diffusé sur plusieurs écrans, présente des hommages à l’artiste, ainsi que des interviews inédites. A travers ces images, les visiteurs voyagent à New York, Chicago, Philadelphie, Paris, Düsseldorf, Berlin, Anvers, Knokke-le-Zoute et enfin Monaco, où Keith Haring fit des interventions dans l’espace public.
L’itinéraire se termine à Pise, où l’artiste a réalisé sa dernière peinture murale, “Tuttomondo”, quelques mois à peine avant sa mort.
Fidèle à l’esprit de Keith Haring, qui avait oeuvré pour un art largement ouvert à tous, le parcours se prolonge à l’extérieur du musée avec la présentation exceptionnelle à Lyon, dans la salle du trésor du musée de Fourvière, du grand retable en bronze qu’il a réalisé en 1990.
Infos pratiques :
Plein tarif : 8 euros
Tarif réduit : 6 euros
Tarif famille : 10 euros (2 adultes et 2 enfants ou plus)
Gratuit pour les moins de 18 ans
Sous réserve de modifications
Des horaires étendus :
Du mercredi au vendredi, de 12h à 19h
Samedi et dimanche, de 10h à 19h

Voir la page du Musée d’art contemporain de Lyon

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11th mars 2008

Planète métisse : to mix or not to mix

Exposition Planète Métisse, to mix or not to mix’ ?
Musée du Quai Branly
Exposition d’anthropologie Galerie Ouest
18 mars 2008 – 19 juillet 2009
Après la première exposition d’anthropologie « Qu’est-ce qu’un corps ? », qui interrogeait la place du corps dans des sociétés de quatre régions du monde, le musée du quai Branly souhaitait aborder les questions essentielles des métissages, des mondialisations, des colonisations, des dits « chocs des civilisations ». Alors que l’on ramène souvent la notion de métissage à un simple mélange biologique, l’exposition Planète Métisse invite le visiteur à découvrir ce que les peuples et les individus ont inventé à l’interface des sociétés et des civilisations. Au cours d’un parcours ludique et rythmé, l’exposition propose de faire dialoguer entre eux des objets rares, insolites et variés, en questionnant l’imaginaire du visiteur. Au-delà d’une simple observation des phénomènes de métissage, celui-ci est amené à les interroger et à en mesurer les enjeux. Planète Métisse aborde également les imaginaires métis d’aujourd’hui, notamment à travers les cinématographies asiatiques et hollywoodiennes, faisant apparaître le cinéma mondial comme un puissant révélateur des métissages contemporains.

Parcours de l’exposition :
Le parcours de Planète Métisse est à la fois thématique, chronologique et géographique. Il invite à passer à travers quatre sections, sans seuil ni rupture, mais par des changements de rythme. Alors que la première partie, « To mix or not to mix? » se veut être un moment de découverte, de trouble et de perplexité, le second moment de l’exposition est une phase de contextualisation, « Chocs et rencontres des mondes ». Celle-ci mène vers la séquence « La fabrique des métissages », qui traite du processus de création de l’objet métis, pour terminer par la section « Horizons métis ? », offrant un aperçu des manifestations contemporaines des métissages, à travers l’exemple du cinéma.

1. To mix or not to mix ?

La première partie de l’exposition part de la question suivante : pourquoi nous est-il si difficile de penser l’intermédiaire, de l’expliquer et de le montrer ?
Dans ce qui s’apparente à une salle au trésor, le visiteur découvre d’abord une présentation d’objets métis, où différents continents se côtoient : mêlés à la création d’un grand couturier parisien, des outils venus de sociétés qu’on imagine restées à l’origine des temps, mais aussi des objets témoins de la naissance de l’Amérique latine.
Pour comprendre ce qu’est un objet métis, le visiteur est invité à entrer dans un théâtre d’anatomie, un de ces laboratoires d’autrefois où les médecins exploraient les mystères de la vie, afin d’examiner un objet déployé sur la table d’observation.
Le visiteur est confronté à une série d’oppositions communes qui entravent notre compréhension des métissages : Antique ou Primitif ? Néo-classique ou Premier ? Classique ou Ethnique ? Folklorique ou Exotique ?
Ces questions sont posées à partir d’un objet-phare : le Codex Borbonicus, qui appartient à deux mondes à la fois, celui des anciens Mexicains et des conquérants espagnols.
L’histoire qu’il révèle est tissée d’affrontements, de chocs et d’emprunts.

2. Chocs et rencontres des mondes
Les métissages se déploient dans l’espace et le temps : leur exploration doit donc obligatoirement passer par l’histoire des sociétés et des civilisations. Les débuts de l’expansion européenne, aux XVe et XVIe siècles, marquent un moment privilégié dans l’histoire de la fabrication des métissages. Cela ne signifie en aucun cas que l’histoire des métissages se confond avec celle de notre continent, mais qu’elle mobilise sans cesse d’autres passés, d’autres points de vue, d’autres mémoires, tous et toutes confrontés aux assauts de la colonisation européenne et des formes d’occidentalisation dont elle était porteuse.
En Amérique, en Afrique et en Asie, des artistes observent l’arrivée des Européens. Ils peignent ou sculptent l’irruption de ces intrus dans la vie quotidienne ; mêlant éléments européens et éléments indigènes, ces oeuvres sont des créations métisses. Ainsi, le Codex Azcatitlan associe des conventions préhispaniques à des motifs européens tirés des gravures européennes envoyées dans le Nouveau Monde : chevaliers en armure, oriflammes… Le métissage des images permet plusieurs interprétations, en fonction des regards.

3. La fabrique des métissages
Cette section présente les objets dans des configurations triangulaires : le modèle du triangle permet de faire ressortir la diversité des origines pour un même objet, et la manière dont le mélange opère. A la différence de l’objet exotique, le métissage est une appropriation par l’indigène de ce qui vient d’ailleurs, une lecture, une réaction, et une création. Rarement libres, ces choix ne sont jamais arbitraires : les intérêts de la religion,
de la politique, du commerce, mais également le plaisir et le jeu, guident la main qui métisse. Une singulière boite à musique brésilienne propose au visiteur de découvrir les générations de sons métis qui se sont succédés de l’époque coloniale à la fin du XXe siècle.

4. Horizons métis ?
La quatrième et dernière section de Planète Métisse propose une exploration des imaginaires métis d’aujourd’hui, à travers les cinématographies asiatiques et hollywoodiennes. Le cinéma mondial apparaît comme un puissant révélateur des métissages contemporains et le diffuseur inlassable de nouveaux imaginaires… Il est possible d’observer ces phénomènes à l’oeuvre sur l’une des grandes frontières métisses du monde : celle qui traverse le Pacifique et sépare les USA et l’Occident des mondes asiatiques. Le visiteur est également amené à s’interroger sur les futurs que nous proposent les films de science-fiction. Les films présentés ici sont toujours à considérer à la fois comme des oeuvres d’art et comme les illustrations d’un type de métissage.

Le parcours s’achève sur une étonnante encyclopédie des savoirs du monde : les cartes de l’artiste ivoirien Frédéric Bruly Bouabré jonglent avec les formes et les idées, illustrant que le métissage, indispensable à la perpétuation des êtres et des sociétés, est aussi jeu et création. Si le métissage comprend une part de jeu, c’est aussi qu’il exige un investissement personnel et expose à des risques.

Le commissaire d’exposition : Serge Gruzinski
Serge Gruzinski est historien, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Spécialiste international du Nouveau Monde, Serge Gruzinski a déjà collaboré avec le musée du quai Branly. En 2004, il avait la direction scientifique du colloque L’Expérience Métisse, qui proposait de confronter différents regards sur la problématique du métissage dans les civilisations du monde.

Alessandra Russo, adjointe au commissaire d’exposition, est Assistant Professor à
l’Université de Columbia (NY).

Bibliographie

La colonisation de l’imaginaire, Paris, Gallimard, 1988.
L’Aigle et la Sibylle, Paris, Imprimerie nationale, 1994.
La Pensée métisse, Paris, Fayard, 1999.
Les Quatre parties du monde, Paris, La Martinière, 2004.

Voir la page du >>> Musée du Quai Branly

Sélection de visuels:
Planète métisse : to mix or not to mix

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21st février 2008

MARIE-ANTOINETTE

Exposition MARIE-ANTOINETTE
15 mars – 30 juin 2008
GALERIES NATIONALES DU GRAND PALAIS
PARIS
Entrée Square Jean Perrin

MARIE-ANTOINETTE
La figure de Marie-Antoinette a toujours fait l’objet d’interprétations multiples : l’« Autrichienne » avide de plaisirs dispendieux, « Victime » de la liturgie versaillaise, ou encore « Ecervelée » boulimique de macarons… Que sait-on cependant du personnage historique ? C’est l’ambition de l’exposition de cerner au plus près le destin d’exception d’une des dernières reines de France, de Schönbrunn à la Conciergerie.
Aidant à éclairer chacun des aspects de la personnalité de Marie-Antoinette, tant sur le plan de l’éducation que dans les domaines artistiques et politiques, plus de 300 oeuvres sont pour l’occasion rassemblées, provenant de toute l’Europe, dont un extraordinaire ensemble de peintures (Vigée Le Brun) de sculptures (Lemoyne, Boizot et Lecomte) et d’objets d’art (Carlin, Riesener, Weisweiler).
Née en 1755, Marie-Antoinette fut la dernière fille de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle n’était pas destinée à régner. Les hasards de la politique européenne en décidèrent autrement. Cadette de quelques mois du futur Louis XVI, la petite archiduchesse épousa l’héritier de la couronne de France le 16 mai 1770. La fillette qui arriva à Versailles avait reçu une éducation soignée, en particulier dans les domaines artistiques. Comme toutes ses soeurs, elle dessinait, jouait sur scène, chantait et dansait. Dans le véritable cocon que constitua la famille impériale, elle sut former son goût en prenant sa mère pour exemple. L’impératrice avait aimé les laques orientaux, la porcelaine asiatique et française, les objets montés, les vases de pierres dures, et elle les avait à loisir disposés dans ses appartements.
A Versailles, la dauphine Marie-Antoinette fut adulée. On célébra sa beauté et sa vivacité. Devenue reine, l’intérêt porté à sa personne et à sa manière d’être s’en trouva encore renforcé. Chacun des événements marquant de sa vie fit l’objet d’une riche iconographie. Les représentations de la cérémonie du mariage, des fêtes qui l’accompagnèrent, et surtout des naissances et des
réjouissances publiques qu’elles suscitèrent, soulignaient sa position à la cour et le rôle majeur qui lui était imparti, celui de donner un héritier au royaume.
Jusqu’au début de la Révolution, Louis XVI et ses ministres prirent soin d’écarter la reine de la politique. Aussi Marie-Antoinette s’imposa-t-elle communiqué
Légende : Marie-Antoinette en grand costume de Cour 1778, par Élisabeth Vigée-Le Brun © 2007 Kunsthistorisches Museum mit MVK und ÖTM Wissenschaftliche Anstalt öffentlichen Rechts avant tout en émulatrice des arts de son temps. Jeune, attentive aux modes et aux idées nouvelles, désirant rapidement échapper à l’étiquette de Versailles, elle créa souvent avec le soutien attentif de l’administration royale, parfois en marge de tout contrôle, un cadre de vie raffiné qui par certains aspects témoignait de son éducation autrichienne. Attentive à la modernité, elle sut aussi évoluer dans ses choix artistiques, tant dans le domaine des arts décoratifs, que dans celui de la musique ou de la mode, et
ainsi, en première mécène du royaume, aider au développement d’un style que l’on associe aujourd’hui à son nom.
Par son besoin de liberté, son désir d’échapper à la cour au profit de cercles choisis, par son caractère dépensier qui nourrit le scandale de l’affaire du collier, Marie-Antoinette s’aliéna rapidement les esprits.
Face à une opinion publique toujours moins favorable, l’administration royale chercha à donner de la souveraine une image noble et protectrice en commandant de grandes effigies destinées à être montrées au public à l’occasion des Salons. Elle faisait alors sans doute écho aux préoccupations de la reine, toujours très attentive à sa propre image. Noyées par une production croissante de pamphlets et d’estampes satiriques, ces effigies ne furent pas comprises. L’ « Autrichienne », recluse dans son « Petit Vienne », le Petit Trianon, devint la cause de tous les maux. Après le départ de
Versailles pour Paris en octobre 1789, le couple royal ne parut pas comprendre le sens des événements. Peu enclin à modifier son rythme de vie, ballotté au gré des intérêts politiques, maladroit dans certaines tentatives de conciliation ou de fuite, il cristallisa les haines. L’exécution de
Louis XVI imposa à Marie-Antoinette toujours plus de dignité. Les heures les plus sombres, jusqu’à l’échafaud, transformèrent la femme. Le mythe était né.
Exposition Rmn, coproduite avec le Château de Versailles.
………………………..
Commissariat
Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur général, Etablissement public du musée et du
domaine de Versailles.
Xavier Salmon, chef de l’Inspection générale, Direction des musées de France, Paris.
Direction artistique : Robert Carsen
………………………..

Localisation et page du Grand Palais

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15th février 2008

FIGURATION NARRATIVE

FIGURATION NARRATIVE Paris, 1960-1972
16 avril - 13 juillet 2008
GALERIES NATIONALES
Entrée Clemenceau
Une exposition coproduite par la Rmn et le Centre Pompidou.
Cette exposition sera présentée à l’IVAM, Valence (Espagne) sept. 2008 - janvier 2009

Eduardo Arroyo, El caballero español, 1970

La Figuration narrative n’a jamais été un mouvement proclamé comme tel. Elle est née de l’action du critique d’art Gérald Gassiot-Talabot et des peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque qui, en juillet 1964, organisent ensemble au Musée d’art moderne de la Ville de Paris l’exposition « Mythologies quotidiennes ».
Au moment même où le Pop Art triomphe à la Biennale de Venise (avec le Grand Prix de peinture attribué en juin 1964 à Rauschenberg) et s’impose en Europe, l’exposition « Mythologies quotidiennes » réunit 34 artistes (dont Arroyo, Bertholo, Bertini, Fahlström, Klasen, Monory, Rancillac, Recalcati, Saul, Télémaque, Voss…) qui, comme leurs homologues américains, placent la société contemporaine et ses images au coeur de leurs oeuvres.
Quelques mois plus tard, le Salon de la Jeune Peinture est bouleversé par l’arrivée en force de jeunes peintres (Aillaud, Arroyo, Cueco, Recalcati et Tisserand) qui se fixent l’objectif de faire à nouveau de l’art un outil de transformation sociale.
Force attractive, la figuration narrative rassemble ainsi au cours des années 60 des peintres venus d’horizons esthétiques ou géographiques différents (tels les premiers nommés mais aussi Adami, Erró, Fromanger, Stämpfli…) qui, travaillant à partir de
l’image photographique ou cinématographique, de l’imagerie publicitaire, de la bande dessinée ou même de la peinture classique, aboutissent à des oeuvres qui détournent la signification première de ces représentations pour en révéler des sens inattendus,
suggérer d’autres narrations, montrer leurs implications politiques.
Au cours de ces années, la figuration narrative se démarque ainsi de la neutralité sociale de l’Ecole de Paris comme du formalisme du Pop Art américain et dénonce les aliénations de la vie contemporaine. L’effervescence de la fin des années 60 favorisera d’ailleurs l’engagement des plus militants des peintres de ce mouvement dans la vie politique et, particulièrement, dans les événements de mai 68 à Paris.

L’exposition :
Regroupant plus de cent peintures, objets ou films, l’exposition « Figuration narrative. Paris, 1960-1972 » est conçue comme une exploration des sources parisiennes du renouveau figuratif qui marque l’histoire de l’art des années soixante à Paris.
Leur rassemblement, que l’on peut considérer comme le plus à même de rappeler l’inventivité de ces années fondatrices, permet de saisir le climat d’apparition de ces oeuvres. Suivant un parcours mettant en valeur les thématiques majeures qui ont inspiré la plupart de ces artistes, l’exposition se divise en différentes sections nettement distinctes :
1) Aux origines de la Figuration narrative (Prémices)
2) L’exposition « Mythologies quotidiennes » (1964)
3) Objets et bandes dessinées
4) L’art du détournement
5) La peinture est un roman noir
6) Une figuration politique.

Le catalogue :
Après l’introduction de Jean-Paul Ameline, le catalogue proposera une chronologie complète retraçant l’histoire du mouvement de la figuration narrative entre 1960 et 1972 : abondamment illustrée de documents d’époque souvent inédits, elle sera enrichie d’une anthologie de textes et d’articles. Cette anthologie permettra en particulier de retrouver les prises de position des principaux protagonistes de cette histoire : celles des artistes mais aussi celles des critiques qui défendirent la figuration narrative (J.J. Levêque, G. Gassiot–Talabot, A. Jouffroy) comme celles de ceux qui la combattirent.
Enfin, une série d’entretiens permet à neuf personnalités (artistes et critiques), témoins de cette histoire, de donner leur point de vue d’aujourd’hui.
Toutes les oeuvres sont reproduites en couleurs selon le parcours de l’exposition.

Commissariat :
Jean-Paul Ameline, conservateur général du Patrimoine au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou et Bénédicte Ajac, attachée de conservation a u Musée national d’art moderne, Centre Pompidou.
Scénographie :
Laurence Le Bris

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9th février 2008

De l’Inde au Japon, Musée Guimet

Roi-gardien, Musée national des Arts asiatiques-GUIMET

De l’Inde au Japon – 10 ans d’acquisitions au Musée Guimet 1996-2006
Exposition parcours organisée au sein de la collection permanente du musée Guimet
13 juin –13 décembre 2007
Exposition présentée au musée des arts asiatiques Guimet. Prolongations jusqu’au 29 février

Les dix années 1996 – 2006 ont été particulièrement riches dans le domaine des nouvelles acquisitions.
L’exposition parcours organisée au sein des collections permanentes du musée Guimet met l’accent sur l’exceptionnel enrichissement, tant qualitatif que quantitatif, dont a bénéficié le musée pendant cette période.
Constituées au moment de l’inauguration du musée Guimet à Paris en 1889 par les dons de son fondateur Emile Guimet, les collections n’ont cessé par la suite de s’enrichir. Des acquisitions, des donations, les apports successifs des expéditions scientifiques ou des campagnes de fouilles ainsi que le transfert des collections auparavant affectées à d’autres institutions ont permis au musée Guimet de présenter un panorama de plus en plus vaste des arts d’Asie.
Du milieu de l’année 1996 jusqu’en 2006, les collections ont continué à s’enrichir de 6200 numéros d’inventaire. Toutes les sections du musée ont connu de substantiels enrichissements qui vont au-delà des objectifs fixés pour la présentation des collections.
Une sélection de plus de deux cents oeuvres de l’Inde au Japon, est proposée dans un parcours original mis en exergue par une signalétique spécifique dédiée à l’évènement. Une manifestation culturelle à grande échelle qui rend hommage aux donateurs et à leur très grande générosité.
A titre d’exemple parmi tant d’autres, citons l’oeuvre Hayagrîva et son épouse, fin du XVème siècle, Dieu tutélaire et important protecteur dans le bouddhisme tibétain, saisissant dans sa forme ailée à trois têtes, six bras et quatre jambes, également remarquable par sa taille, sa perfection technique et esthétique.
Dans un tout autre registre, le mobilier funéraire à l’époque des Royaumes combattants (475-221) en bois laqué sur le thème naturaliste de l’animal gardien et protecteur du défunt marque une présence à la fois surnaturelle et familière figurant un daim ou un oiseau auquel les bois de cerf donnent une ampleur saisissante.
La rénovation du musée Guimet entreprise à la fin des années 1990 a permis grâce à Henri et Bruno Gaudin de repenser l’espace architectural et d’offrir un remarquable écrin ouvert à l’élégance et à la modernité, dans lequel les oeuvres baignées de lumière se déploient au gré d’un parcours chronologique et géographique.

Dates de l’exposition :13 juin au 29 février 2008

Horaires :
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10 h à 18 h.
Fermeture de la caisse à 17 h30
Fermeture des salles à 17h45.

Localisation Musée Guimet:
Page du Musée Guimet

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