3rd février 2008

LE DÉCORATEUR ET L’AMATEUR D’ART

LE DÉCORATEUR ET L’AMATEUR D’ART.
DESSINS DE DÉCORS INTÉRIEURS
Accrochage
Musée d’Orsay - Galerie d’art graphique 12 février au 4 mai 2008

Le XXe siècle a presque canonisé la place occupée par le décorateur, personnalité chargée d’orchestrer les décors des demeures élégantes et leurs aménagements intérieurs, jusque dans les plus infimes détails. Aussi ancrée soit-elle de nos jours, cette activité du décorateur émerge et se cristallise au cours du XIXe siècle, avec des personnalités originales, venues d’horizons variés, comme Eugène Lami, Antoine Zoegger et Jules Allard.
Elles rivalisent avec les architectes qui, à l’instar de Duban et de Viollet-le-Duc, restent encore largement maîtres du décor, influencés par la redécouverte des styles des siècles antérieurs et leur connaissance approfondie. Dans le creuset de créateurs comme Percier et Fontaine, plus que jamais la question du décor intérieur devient essentielle, signant une ascension sociale, celle des nouvelles fortunes qui s’épanouissent en Europe, avides de reconnaissance et de distinction. Le décorateur parachève, par la distribution des pièces, le choix des couleurs,
l’emplacement du mobilier et l’exposition de collections d’objets d’art, l’affirmation d’un style propre aux élites européennes, les Rothschild en tête. Le décorateur nourrit un dialogue
passionné avec l’amateur d’art, échangeant les idées, proposant des projets, les amendant, les
transformant.
À la fin du XIXe siècle, les mouvements d’avant-garde soulignent le rôle joué par le décor intérieur, le renouveau du cadre de vie permettant un ressourcement humain, une régénération
de l’individu. Dans ces manifestations esthétiques plus radicales, celles de l’Art Nouveau, de l’Ecole de Glasgow, de la Sécession Viennoise, l’amateur d’art devient souvent le défenseur de la modernité, celui qui en saisit l’ambition, celui qui la soutient par ses commandes, par son dévouement. Au moment où la hiérarchie des arts vacille, la décoration intérieure devient un sujet en soi pour les artistes, le foyer de promotion des idées nouvelles, l’endroit idéal pour appliquer les préceptes des manifestes. Décorateur et amateur d’art s’allient encore, mais avec d’autres règles, pour mener cette lutte commune pour la beauté intérieure.
De Félix Duban à Henry Van de Velde, d’Antoine Zoegger à George Niedecken, de Viollet-le-Duc à Louis Majorelle, ces dessins de décors intérieurs, loin d’être anecdotiques, contribuent avec force à l’histoire du goût.

Commissaire : Olivier Gabet, conservateur au musée d’Orsay

La page du musée d’orsay

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23rd janvier 2008

L’atelier d’Alberto Giacometti au Centre Georges Pompidou

L’ATELIER D’ALBERTO GIACOMETTI
COLLECTION DE LA FONDATION ALBERTO ET ANNETTE GIACOMETTI
17 octobre 07 - 11 février 08

GALERIE 1, NIVEAU 6 – 1750 m2
L’Homme qui marche I, Alberto Giacometti
Le Centre Pompidou présente, en collaboration avec la Fondation Alberto et Annette
Giacometti à Paris, une rétrospective inédite de l’oeuvre d’Alberto Giacometti (1901–1966).
Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l’artiste seront présentées
en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des oeuvres rares,
souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des
murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse).
Seront réunies exceptionnellement plus de 600 oeuvres dont près de 200 sculptures et
plâtres peints, 60 peintures, 170 dessins, 190 photographies et de nombreux documents
d’archives, appartenant à la Fondation Alberto et Annette Giacometti, ainsi qu’une
sélection d’oeuvres de la collection du Centre Pompidou / Musée national d’art moderne
et quelques prêts de grands musées et de collections particulières. Ils mettront en
valeur la force créatrice de cet artiste majeur du 20ème siècle et son processus de travail,
composante essentielle de son oeuvre.

Le parcours proposé, chronologique et thématique, s’articule autour du volume de l’atelier, point central de
l’exposition. À travers une large sélection de peintures, sculptures, objets d’art décoratif, dessins, estampes,
écrits…, cette exposition offre un regard nouveau sur la création de l’artiste restitué dans toutes ses dimensions:
peintre, sculpteur, dessinateur, écrivain et créateur d’objets.
L’exposition montre aussi de façon tout à fait nouvelle en quoi Giacometti anticipe sur bien des pratiques d’avant-garde
des années 1950 à 1970: le cinétisme, l’artiste comme chaman, le process art. Toute sa production est la trace
dans la durée d’une action, dont l’atelier est le lieu rituel. «Documenter le transitoire» aurait pu être le sous-titre de
l’exposition, en écho au titre de l’essai de David Sylvester en 1955 «perpétuer l’éphémère» (perpetuating the transient).
Une importance particulière est accordée à la diffusion de l’oeuvre sculpté et à son édition : présentation des
chefs-modèles, étude des patines entre bronzes anthumes et posthumes, révélant des aspects à ce jour méconnus
de l’oeuvre de l’artiste.
L’exposition sera accompagnée d’un catalogue abondamment illustré, dans lequel sont abordées l’histoire de
l’atelier mythique parisien, les méthodes de travail de l’artiste et l’exposition de son oeuvre de son vivant, ainsi que
l’histoire de la collection de la Fondation.

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21st janvier 2008

Van Dyck graveur

Van Dyck graveur
l’art du portrait

7 février – 5 mai 2008
Musée du Louvre, aile Sully, 2e étage salles 20 à 23

Antoine van Dyck (1599-1641), Autoportrait

Le Cabinet des dessins, la Chalcographie et la collection Edmond de Rothschild du musée du Louvre, réunissent un ensemble exceptionnel d’oeuvres qui constituent une des plus belles séries de portraits gravés de la main d’un peintre :
l’Iconographie d’Antoine van Dyck.
En dévoilant des épreuves de premier tirage, certains des dessins préparatoires et des cuivres à l’origine de l’Iconographie, cette exposition apporte un éclairage inédit sur la genèse et l’évolution de cette oeuvre singulière.

Un goût prononcé pour le portrait et l’estampe:
L’exposition permettra de retracer la relation privilégiée que Van Dyck a entretenu avec l’art de l’estampe, dès son apprentissage dans l’atelier de Rubens (1610-1614).
Alors âgé de 11 ans, il participe déjà à la transposition des chefs d’oeuvre de son maître dans le cuivre.
Des dessins de Van Dyck, corrigés par Rubens, seront ainsi mis en relation avec les propres corrections que Van Dyck adressera ultérieurement à ses assistants – Vosterman le Jeune et Paul Pontius – en rehaussant de lavis ou en surlignant de pierre noire leur travail.
À la suite de ce premier contact avec la gravure, il devient peintre indépendant en 1615 et est reçu maître en 1618 dans la Guilde de Saint-Luc d’Anvers.
Il part en Italie en 1622 où il étudie pendant six ans les maîtres italiens, notamment le Titien et Véronèse, et y amorce sa carrière de portraitiste.
Deux chefsd’oeuvre qui viendront clore le parcours de l’exposition reflètent sa conception toute italienne de la gravure à l’eau-forte : l’Ecce Homo dont le Louvre conserve le cuivre et deux beaux tirages, ainsi que Le Titien et sa maîtresse dont la collection Edmond de Rothschild conserve l’unique épreuve du premier état annoté de la main de Van Dyck à l’encre brune.
Traitées d’une manière libre, elles révèlent, par leur inachèvement caractéristique, l’héritage romain du séjour de Van Dyck en Italie.
De retour à Anvers, il reçoit d’importantes commandes religieuses et devient de 1628 à 1629 le peintre de la cour de l’archiduchesse Isabelle.
En 1632, il part pour Londres à la demande de Charles Ier d’Angleterre qui l’anoblit et en fait son peintre attitré.
Il réalise alors de nombreux portraits du roi et de sa famille, mais également de la cour, de lui-même et de sa propre famille.
Antoine van Dyck est inhumé en 1641 à la cathédrale Saint-Paul de Londres.

Commissaire de l’exposition :
Pascal Torres-Guardiola, conservateur de la collection Edmond
de Rothschild et de la Chalcographie du musée du Louvre.

Voir horaires et modalités d’accès du Musée du Louvre

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16th janvier 2008

Exposition Zoé Zoé au Musée de l’Homme

Titouan Lamazou
Exposition Zoé Zoé au Musée de l’Homme,
du 11 octobre 2007 au 30 mars 2008
Le Musée de l’Homme donne carte blanche à Titouan Lamazou pour
y présenter sur 1200 m2 l’ensemble des dessins, peintures, photographies,
vidéos qui composent les 200 portraits de Femmes du Monde.
LES FEMMES DU MONDE
au Musée de l’Homme Palais de Chaillot
17, place du Trocadéro 75016 Paris
du 11 octobre 2007 au 30 mars 2008

C’est chez lui, dans son atelier, installé pour un temps au Musée de l’Homme à Paris juste au-dessus du Musée de la Marine, que Titouan a choisi de nous montrer ses oeuvres.
Après avoir traversé un « vestibule » en forme de librairie, nous pénétrons dans la grande galerie.
Nous découvrons une forêt de chevalets et de tréteaux de bois clair, supportant des vitrines horizontales et verticales évoquant la scénographie ancienne du Musée de l’homme, mais surtout l’ambiance de l’atelier de Titouan au retour des voyages.
Les tables de travail sont recouvertes de centaines d’oeuvres, de croquis, de peintures, de planches-contacts, de tirages de lecture, de photos peintes et de carnets d’écriture…
Sur les murs sont exposées des oeuvres plus sacralisées dans leur présentation, allant de la simple esquisse au pastel à d’immenses « photos-tableaux » hyper sophistiquées.
Posée également sur tréteaux, une grande table, dont les formes reprennent celles d’un planisphère, permet aux
enfants de s’attarder pour dessiner ou de feuilleter les ouvrages qui retracent cette aventure. De loin en loin, nous pouvons faire une pause sur de larges canapés, puis nous accédons à un salon de repos où sont projetés les
films relatant les rencontres de Titouan avec les femmes de son monde ainsi qu’un diaporama haute définition invitant à voyager au coeur de son oeuvre.
Cette exposition ne ressemble à aucune autre, par sa diversité, son ampleur, sa générosité. Elle déborde les frontières dans le domaine de l’art comme dans celui du politique.
À l’instar de Victor Segalen, Titouan veut faire
« autre chose ! ».
Titouan Lamazou

Le site officiel de Titouan Lamazou

Cette expo est sans doute l’un des nos coups de coeur de l’année.

Voir horaires et modalités d’accès du Musée de l’Homme >>

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7th janvier 2008

FERDINAND HODLER

FERDINAND HODLERFERDINAND HODLER (1853-1918)

Musée d’Orsay
salles d’exposition temporaire
13 novembre 2007- 3 février 2008

Cette exposition est organisée en coproduction avec la Réunion des musées nationaux et bénéficie du soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.

Ferdinand Hodler (1853-1918) est la première exposition consacrée à ce peintre suisse en France, depuis la monographie que le musée du Petit Palais lui a organisée en 1983 à Paris.
Deux ans après l’acquisition par le musée d’Orsay d’un important tableau de l’artiste, Le Bûcheron (1910), cette manifestation s’inscrit dans la programmation inaugurée par le musée en 1995 visant à faire découvrir les grands artistes des écoles étrangères. Depuis une vingtaine d’années, les études et les expositions dédiées à Hodler ont mis en lumière des aspects nouveaux de son oeuvre (préparation et publication du catalogue raisonné, expositions à Genève, Zurich, Munich, etc…). L’exposition du musée d’Orsay a pour ambition de redéfinir les sources et la géographie de l’art moderne et de contribuer à rendre à Ferdinand Hodler la place centrale qui fut la sienne au sein des avant-gardes européennes du tournant du XXe siècle. Lié au symbolisme, Hodler a en effet ouvert des voies décisives vers l’abstraction mais aussi l’expressionnisme.
Ferdinand Hodler fut considéré de son vivant comme l’un des chefs de file de la modernité.
Né à Berne en 1853, il vit à Genève jusqu’à sa mort en 1918, mais il accomplit, après des débuts difficiles, une carrière européenne, jalonnée de scandales et de succès. Membre des grandes Sécessions, il voit son oeuvre saluée à Vienne, Berlin et Munich à partir des années 1900. Mais, c’est Paris qui lui offre sa première consécration en 1891 lorsqu’il y présente son tableau manifeste, La Nuit (1889-1890, Berne, Kunstmuseum), interdit d’exposition pour inconvenance par la ville de Genève. Salué par Puvis de Chavannes, Rodin et la critique française, ce tableau lance la carrière internationale de Hodler et en fait un des représentants majeurs du symbolisme : cette oeuvre clé, qui ne quitte jamais le musée de Berne, est prêtée à titre exceptionnel au musée d’Orsay. Au tournant du siècle, Zurich, Genève, Iéna ou Francfort lui passent d’importantes commandes publiques qui sont autant d’occasions pour l’artiste d’expérimenter son goût pour une peinture simplifiée, monumentale et décorative. Il met en scène des épisodes fondateurs de l’histoire de la Confédération suisse (La bataille de Morat, 1917, Glaris, Kunsthaus) et des figures emblématiques comme les faucheurs et bûcherons. Hodler s’impose ainsi dès la fin des années 1890 comme le peintre national suisse par excellence. Dans sa peinture de paysage, il s’attache à magnifier la nature, et en particulier les montagnes, renouvelant profondément le genre. La fidélité à la topographie des lieux s’accompagne d’une stylisation rigoureuse, imposant Hodler comme un paysagiste hors pair, à l’égal de Cézanne (La Pointe d’Andey, vue de Bonneville (Haute Savoie), 1909, musée d’Orsay). Convaincu que la beauté repose sur l’ordre, la symétrie et le rythme, Hodler fonde ses compositions sur ce qu’il appelle le « parallélisme » (« répétition de formes semblables ») (Paysage rythmique au Lac Léman, 1908, collection particulière).
Hodler est également un portraitiste profondément novateur : en témoignent des effigies de collectionneurs (Portrait de Gertrud Müller,1911, Soleure Kunstmuseum), de poètes et de critiques qui l’ont soutenu, mais aussi des autoportraits sans concession (Autoportrait aux roses, 1914, Schaffhouse, Museum zu Allerheiligen), qui préfigurent le « cycle de Valentine », sans équivalent dans l’histoire de l’art. De sa compagne à l’agonie, Hodler tire entre 1914 et 1915 une série de portraits qui sont autant de témoignages bouleversants de l’avancée de la maladie et de la mort (Valentine sur son lit de mort, 1915, Bâle, Kunstmuseum).

Après ce cycle, Hodler poursuit sa méditation sur la mort à travers une série de vues presque abstraite du lac de Genève où culmine la quête de simplicité et d’unité que le peintre n’a cessé de radicaliser : « Plus je m’approche de la grande Unité, plus je veux que mon art devienne simple et grand. »
L’exposition du musée d’Orsay rassemble quatre-vingts tableaux majeurs jalonnant la carrière de l’artiste, à partir du milieu des années 1870 jusqu’aux paysages ultimes de 1918 : tous les genres abordés par le peintre, grandes compositions de figures symbolistes, tableaux d’histoire, paysages et portraits sont représentés. Deux cabinets d’arts graphiques, autour des compositions symbolistes (Le Jour III, 1909-10, Lucerne, Kunstmuseum, et la Vérité II, 1903, Zürich, Kunshaus) et des peintures d’histoire, permettent de comprendre les processus de création de Hodler, dessinateur inlassable. Une quarantaine de photographies, prises par des proches et en particulier par Gertrud Dubi-Müller, amie, collectionneuse et modèle de Hodler, nous font entrer dans l’atelier du peintre.

Afin de nouer un dialogue entre l’oeuvre de Hodler et l’art du présent, le musée d’Orsay invite Helmut Federle dans le parcours de l’exposition. L’artiste, qui a toujours reconnu Hodler comme une de ses sources majeures, a choisi quatre dessins de montagnes et un grand tableau monumental 4.4 the Distance, 2002 (collection particulière) en contrepoint de la peinture de Ferdinand Hodler.

Commissaire général : Serge Lemoine, président de l’Etablissement public du Musée d’Orsay
Commissaire : Sylvie Patry, conservateur au musée d’Orsay

Partenaires média : Paris Première, 20 minutes, Europe 1

INFORMATIONS PRATIQUES
Horaires : Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi jusqu’à 21h45
Tarification : Droit d’entrée du musée + exposition : 7,5 € / tarif réduit et dimanche : 5,5 €
Publications :
- Hodler, 22,5 x 27 cm, broché, 240 pages, 220 illustrations, coédition Musée d’Orsay / RMN,
40 € euros environ
- Petit Journal de l’exposition, 20 x 29 cm, 30 illustrations, 16 pages, français / anglais, 3,5 €
Manifestations autour de l’exposition : Regards sur la Suisse
La musique, cycle de huit concerts, du 20 novembre 2007 au 24 janvier 2008
La littérature, Café littéraire, du 8 au 16 décembre 2007
Le cinéma, du 10 au 20 janvier 2008
Cycle de conférences, les 15 et 17 novembre 2007, les 1 et 13 décembre 2007

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