Van Dyck graveur
Van Dyck graveur
l’art du portrait
7 février – 5 mai 2008
Musée du Louvre, aile Sully, 2e étage salles 20 à 23
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Le Cabinet des dessins, la Chalcographie et la collection Edmond de Rothschild du musée du Louvre, réunissent un ensemble exceptionnel d’oeuvres qui constituent une des plus belles séries de portraits gravés de la main d’un peintre :
l’Iconographie d’Antoine van Dyck.
En dévoilant des épreuves de premier tirage, certains des dessins préparatoires et des cuivres à l’origine de l’Iconographie, cette exposition apporte un éclairage inédit sur la genèse et l’évolution de cette oeuvre singulière.
Un goût prononcé pour le portrait et l’estampe:
L’exposition permettra de retracer la relation privilégiée que Van Dyck a entretenu avec l’art de l’estampe, dès son apprentissage dans l’atelier de Rubens (1610-1614).
Alors âgé de 11 ans, il participe déjà à la transposition des chefs d’oeuvre de son maître dans le cuivre.
Des dessins de Van Dyck, corrigés par Rubens, seront ainsi mis en relation avec les propres corrections que Van Dyck adressera ultérieurement à ses assistants – Vosterman le Jeune et Paul Pontius – en rehaussant de lavis ou en surlignant de pierre noire leur travail.
À la suite de ce premier contact avec la gravure, il devient peintre indépendant en 1615 et est reçu maître en 1618 dans la Guilde de Saint-Luc d’Anvers.
Il part en Italie en 1622 où il étudie pendant six ans les maîtres italiens, notamment le Titien et Véronèse, et y amorce sa carrière de portraitiste.
Deux chefsd’oeuvre qui viendront clore le parcours de l’exposition reflètent sa conception toute italienne de la gravure à l’eau-forte : l’Ecce Homo dont le Louvre conserve le cuivre et deux beaux tirages, ainsi que Le Titien et sa maîtresse dont la collection Edmond de Rothschild conserve l’unique épreuve du premier état annoté de la main de Van Dyck à l’encre brune.
Traitées d’une manière libre, elles révèlent, par leur inachèvement caractéristique, l’héritage romain du séjour de Van Dyck en Italie.
De retour à Anvers, il reçoit d’importantes commandes religieuses et devient de 1628 à 1629 le peintre de la cour de l’archiduchesse Isabelle.
En 1632, il part pour Londres à la demande de Charles Ier d’Angleterre qui l’anoblit et en fait son peintre attitré.
Il réalise alors de nombreux portraits du roi et de sa famille, mais également de la cour, de lui-même et de sa propre famille.
Antoine van Dyck est inhumé en 1641 à la cathédrale Saint-Paul de Londres.
Commissaire de l’exposition :
Pascal Torres-Guardiola, conservateur de la collection Edmond
de Rothschild et de la Chalcographie du musée du Louvre.
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